Entre le village de Boyardville et la mer, il y a une forêt, et elle change tout. Pas un bosquet, pas un rideau d’arbres : une forêt domaniale de pins maritimes que l’on traverse pour aller à la plage et dans laquelle on finit par revenir pour elle-même. La forêt des Saumonards est l’une des raisons pour lesquelles ce secteur de l’île ne ressemble à aucun autre.

Voici ce qu’elle est, comment la parcourir à pied et à vélo depuis Boyardville, et ce qu’il faut savoir avant de s’y engager.

Ce qu’est la forêt des Saumonards

Une pinède littorale

Comme la plupart des forêts de pins de la côte atlantique, elle joue un rôle qui dépasse largement l’agrément : les pinèdes littorales ont été développées pour fixer les sables et stabiliser le cordon dunaire. Ce qui ressemble à un décor de vacances est d’abord un ouvrage de protection, et cela explique sa position exacte entre le village et le rivage.

Concrètement, vous marchez sur un sol sableux, sous des pins maritimes espacés, avec un sous-bois bas. C’est un milieu clair, très différent d’une forêt de feuillus : la lumière y descend jusqu’au sol.

Ce qu’elle apporte au quotidien

Trois choses, et elles comptent toutes les trois en été. De l’ombre continue, qui fait chuter la température ressentie aux heures les plus chaudes. Une protection contre le vent, appréciable sur une île exposée. Et un accès piéton à la plage qui évite complètement la voiture.

À pied depuis Boyardville

L’accès

La forêt commence en lisière du village : on y entre à pied, sans transition et sans avoir à se garer. C’est une chance rare, et c’est ce qui explique que les vacanciers du secteur y passent presque tous les jours sans en faire une expédition.

Une heure : la boucle courte

Une entrée dans la pinède, un aller jusqu’au littoral, un retour par un chemin parallèle. C’est la sortie du matin ou de fin d’après-midi, celle que l’on fait sans y penser et qui suffit à changer une journée. Les chemins sont larges et le relief inexistant.

Une demi-journée : longer le littoral

En rejoignant le rivage puis en le suivant, on enchaîne les ambiances : le sous-bois, la lisière, la dune, la plage. C’est aussi la façon de trouver des portions de littoral nettement plus calmes, car la fréquentation se concentre autour des accès principaux et retombe très vite dès qu’on s’en éloigne.

À vélo

Les chemins forestiers

Le sol sableux et les chemins larges se prêtent bien au vélo, à condition d’accepter que certaines portions soient meubles. Un vélo de ville passe partout sur les axes principaux ; les traverses plus étroites demandent des pneus un peu plus larges.

Rejoindre le reste de l’île

C’est le second usage, moins connu : la forêt n’est pas un cul-de-sac. Les pistes cyclables la traversent et la relient au réseau de l’île, ce qui permet de partir de Boyardville et d’aller beaucoup plus loin sans jamais emprunter les grands axes routiers.

Quand y aller

La forêt se visite toute l’année, mais elle ne raconte pas la même chose selon le moment.

Aux heures chaudes en été, c’est l’évidence : la forêt est le seul endroit du secteur où l’on respire entre midi et seize heures. Mais les deux meilleurs moments restent le début de matinée, quand la lumière traverse les troncs à l’horizontale, et la fin de journée, quand la chaleur retombe et que les chemins se vident.

Hors saison, la forêt change de nature. Elle devient silencieuse, presque vide, et c’est probablement à ce moment-là qu’elle est la plus belle à parcourir.

Avant de partir : quatre précautions

Le repérage. Sous les pins, les chemins se ressemblent et l’on perd vite ses points cardinaux. Notez votre point d’entrée et gardez une idée de la direction de la mer, dont on entend souvent le bruit avant de la voir.

L’eau. L’ombre trompe : on se déshydrate sans transpirer visiblement, surtout à vélo.

Le risque incendie. Une pinède sur sol sableux est un milieu sensible en été. Aucun feu, aucun mégot, et respect des restrictions d’accès quand elles sont mises en place.

Les tiques. Elles existent dans les sous-bois. Chaussures fermées et vérification au retour suffisent en général.

La forêt au fil des saisons

Au printemps, le sous-bois se réveille et les chemins sont à leur meilleur : sol ferme, températures idéales, fréquentation encore faible. C’est probablement la meilleure période pour les longues sorties.

L’été transforme la forêt en refuge climatique. On y va pour l’ombre autant que pour la promenade, et la fréquentation se concentre sur les axes menant à la plage — s’en écarter de cent mètres suffit à retrouver le calme.

L’automne apporte la plus belle lumière, rasante entre les troncs en fin de journée. Et l’hiver rend la pinède à elle-même : c’est le moment où l’on croise le plus d’animaux et le moins de monde.

La faune et l’observation

Une pinède littorale bordée de marais concentre une vie animale que l’on ne soupçonne pas depuis la plage. Les oiseaux d’abord, particulièrement actifs au lever du jour et en fin de journée, quand les chemins se vident.

Une paire de jumelles change beaucoup de choses, surtout du côté des zones humides où l’observation se fait à distance. Deux règles suffisent en retour : rester sur les chemins et garder ses distances. La discrétion se récompense d’elle-même.

Respecter le milieu

La dune qui borde la forêt est l’élément le plus fragile de l’ensemble. La végétation qui la fixe se dégrade en quelques passages et met des années à se reconstituer, d’où les cheminements balisés qui permettent de la traverser sans l’abîmer. Ce n’est pas une contrainte décorative : c’est ce qui maintient le sable en place et, par ricochet, la forêt elle-même.

La plage qui prolonge la forêt mérite son propre article — nous lui consacrons celui des plages de Boyardville et des Saumonards.

Où loger pour l’avoir au bout du chemin

Tout ce qui précède suppose de pouvoir y entrer à pied. Le camping à Boyardville que nous tenons se trouve en lisière de forêt, à cinq minutes à pied du port, sur un terrain arboré et sans mobil-homes.

Pour le reste des activités du secteur, notre article sur les incontournables de Boyardville fait le tour. Les disponibilités se consultent sur la page de réservation.

Questions fréquentes

La forêt des Saumonards est-elle accessible à pied depuis Boyardville ?

Oui, elle commence en lisière du village. On y entre sans voiture et sans avoir à se garer, ce qui en fait la sortie quotidienne des vacanciers du secteur.

Peut-on y aller à vélo ?

Oui. Les chemins sont larges et sans relief, et les pistes cyclables traversent la forêt pour rejoindre le reste du réseau de l’île. Certaines portions sableuses sont plus meubles.

La forêt mène-t-elle à la plage ?

Oui, elle sépare le village du littoral et débouche sur le rivage. C’est le trajet le plus direct pour rejoindre la plage à pied depuis Boyardville.

Y a-t-il des précautions particulières en été ?

Trois surtout : emporter de l’eau, respecter l’interdiction de feu et les éventuelles restrictions d’accès liées au risque incendie, et rester sur les cheminements balisés dans la dune.

Entrer dans la forêt depuis votre emplacement

Le Camping Le Dauphin est installé en lisière de cette forêt. Vous n’avez pas à vous y rendre : vous y entrez à pied depuis le terrain, ce qui change la nature des journées — on y va le matin avant la chaleur, on y retourne en fin d’après-midi sans que ce soit une expédition.

Le camping est resté traditionnel, sans mobil-homes, avec des emplacements nus de 80 à 120 m² sous les pins, des lodges cinq personnes et des espaces camping-car. Le port de Boyardville est à cinq minutes à pied. Consultez nos disponibilités.

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